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Réglementation

Obligations des copropriétaires face au vote des travaux

28 avril 20266 min de lecture
Obligations des copropriétaires face au vote des travaux

C'est l'une des questions les plus posées en assemblée générale : 'Si je vote contre, dois-je quand même payer ?' Voici les règles claires sur l'opposabilité des décisions de travaux votées en copropriété.

Principe : la majorité s'impose à tous

Une fois votés à la majorité requise (article 24, 25 ou 26 selon la nature des travaux), les travaux et leur financement s'imposent à TOUS les copropriétaires, y compris ceux ayant voté contre ou absents.

Chaque copropriétaire doit régler sa quote-part selon les tantièmes ou la clé de répartition spéciale travaux.

Majorités requises pour les travaux énergétiques

Article 24 (majorité des présents et représentés) : travaux d'entretien et de conservation, mise en conformité réglementaire (DPE collectif, audit obligatoire).

Article 25 (majorité absolue des voix de tous les copropriétaires) : travaux d'économies d'énergie, individualisation des compteurs, installation d'une infrastructure de recharge.

Article 26 (double majorité) : modifications majeures du règlement de copropriété, division/réunion de lots.

Le droit d'opposition : un mythe à dissiper

Il n'existe PAS de droit d'opposition individuel aux travaux votés conformément aux majorités légales. Refuser de payer expose à des poursuites en recouvrement (et frais d'avocat à votre charge).

Le seul recours du copropriétaire opposant : contester la régularité du vote dans un délai de 2 mois devant le tribunal judiciaire (vice de procédure, défaut de majorité, ordre du jour incomplet).

Étalement de paiement et facilités

Un copropriétaire en difficulté peut demander au syndic un échéancier de paiement, ou souscrire individuellement à l'éco-PTZ ou au Prêt Avance Rénovation.

L'AG peut aussi voter un échéancier collectif (sur 5, 10 ou 15 ans) accessible à tous les copropriétaires.

Conséquences d'un refus de paiement

Mise en demeure → injonction de payer → saisie sur compte bancaire → hypothèque légale → saisie immobilière dans les cas graves.

La copropriété peut aussi facturer des frais de recouvrement (forfaitaires + frais réels) au copropriétaire défaillant.

Conseil : s'engager AVANT le vote

Le bon moment pour peser sur le projet est AVANT l'AG : participer au conseil syndical, exiger les devis comparatifs, demander un échéancier dans la résolution mise au vote.

Une fois le vote acquis, l'énergie déployée à contester est rarement payante.

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